Le phénomène des "Hikikomoris" peut-il avoir des conséquences sur l'avenir du Japon ?

Catégorie : Blog

Hikikomori (引き籠もり) est un mot japonais désignant un état psychosocial et familial concernant principalement des hommes qui vivent coupés du monde et des autres, cloîtrés le plus souvent dans leurs chambres pendant plusieurs mois.
Une étude japonaise de Décembre 2018 recense 613 000 personnes âgées de 40 à 64 ans qui répondent aux critères pour être mis dans la catégorie " hikikomori".
Ce nombre vient s'ajouter aux 413 000 personnes comptabilisées précédemment et qui étaient âgée entre 15 et 39 ans.
Ainsi le phénomène compte au Japon plus d' un million de psychotiques répartis en 76% d'hommes et 24% de femmes.
Une lecture de cette répartition consiste à prétendre que le comportement des hikiomoris est précisément le refus des valeurs masculines de compétitivité au travail, d'assouvissement des désirs, d'élaboration de projets.Et c'est donc normal que les hommes soient plus représentés. Mais il existe une autre explication qui affirme que les femmes au foyer au Japon adoptent un comportement qui est considéré normal alors qu'il est quasiment le même ( mise en retrait de la société, stratégie d'évitement des relations sociales).
Si cette affirmation est exacte, alors les 24% de femmes hikikomori sont un pourcentage sous estimé et si on considère que c'est plutôt 50% de femmes, alors le phénomène concernerait 1 555 000 japonais.
Comme ces personnes ne travaillent pas, elles sont aidées par leurs proches qui subviennent à leurs besoins. Ces proches sont en général leurs parents, plus âgés de 20 à 30 ans que les personnes atteintes du syndrome.
Or c'est un phénomène qui n'est apparu que dans les années 1990 au Japon et les parents qui subvenaient aux besoins de leurs enfants ou de leurs épouses plus jeunes ne sont pas encore morts.
Quand ils vont commencer à mourir vers 2030, l'Etat japonais devra mettre en place des aides financières colossales pour venir en aide à cette foule de psychotiques dépourvus de revenus.
C'est une charge qui pèsera lourd dans le budget du pays et tous ces citoyens en age de travailler mais incapables de le faire, viendront accentuer avec le faible taux de natalité, une pénurie de main d'oeuvre structurelle qu'une immigration massive pourrait solutionner.